Il y avait longtemps que le livre du Dr. David Perlmutter, L’intestin au secours du cerveau, aux éditions Poche Marabout, traduit de l’anglais en 2016, traînait dans ma bibliothèque.

Je voulais le lire et je remettais toujours ça à plus tard. Trop de choses à faire, manque de temps, mes priorités étaient ailleurs. Par contre je savais qu’un jour je finirais bien par lire ce livre. 

En fait, ce sont deux de ses livres car,  je me suis aussi procuré Ces glucides qui menacent notre cerveau, du même auteur, de la maison d’édition Poche Marabout, et traduit de l’anglais en 2015. 

Dans l’ordre, le Dr. Perlmutter a écrit le livre sur les glucides en 2013, et celui sur les intestins en 2015, déjà sept ans pour l’un et cinq ans pour l’autre. 

J’ai donc finalement reçu une grâce divine et j’ai commencé la lecture de ces deux livres dans le but de les lire, oui, c’était ma première motivation, mais aussi dans le but de vous partager en un bref résumé ce que raconte ce cher Dr. Perlmutter sur les intestins et les glucides. 

Santé Instestin

Je vais donc prioriser le livre sur les intestins puisque c’est ce dernier que j’ai lu en premier et,  j’écrirais un deuxième article  concernant  celui sur les glucides. 

Je ne vais pas reprendre toutes les références de ces livres dans mes articles. Si vous voulez approfondir mes écrits et que vous êtes curieux je vous invite fortement à vous procurer ces deux livres afin de prendre le temps de bien les lires. Ils contiennent une tonne de références et de résultats de recherches scientifiques en alimentations qui sauront probablement vous convaincre beaucoup mieux que moi sur les bénéfices d’avoir un intestin en bonne santé pour votre cerveau. 

Ici, je vais retracer les grandes lignes de ce que le Dr. Perlmutter nous explique afin d’éveiller en vous une certaine curiosité vis-à-vis de ses recherches sur l’importance d’avoir un intestin en santé.

Le microbiote

L’intestin contient des milliards de bactéries qui sont bonnes pour notre corps et qui sont essentielles à son fonctionnement optimal. On appelle ces bactéries, le microbiote. 

« Le microbiote agit sur notre humeur, notre libido, notre métabolisme, notre immunité, et même sur notre perception du monde et sur la clarté de notre pensées…En bref, tout ce qui concerne notre santé – à la fois émotionnelle et physique – repose sur l’état de notre microbiote. » L’intestin au secours de votre cerveau, Dr. David Perlmutter, Introduction, P.17.

 

Nerf Vague

L’intestin contient des neurones aussi nombreux  que celles du cerveau et c’est pourquoi on le surnomme le deuxième cerveau. Il produit également plus de 90% de la sérotonine, hormone de la bonne humeur grâce à ses cellules nerveuses. Le système nerveux intestinal est directement relié au système nerveux central par l’intermédiaire du nerf vague, le nerf le plus long des douze nerfs crâniens. Il est le principal canal d’information entre ces derniers. 

Donc, en résumé notre intestin influe sur notre état intérieur, dont notre cerveau puisqu’ils sont reliés. 

Nerfs Crâniens

« Les bactéries intestinales constituent un organe à part entière, dont les fonctions directes et indirectes sont multiples. Digestion-absorption des nutriments, barrière protectrice, détoxication, réponse immunitaire et contrôle de l’inflammation, régulation du sommeil, action sur le système endocrinien-hormonal, de même que sur le fonctionnement global du corps. » L’intestin au secours de votre cerveau, Dr. David Perlmutter, chapitre 1, p.39.

L'inflammation chronique

Ce qui perturbe le bon fonctionnement du microbiote intestinal  est l’alimentation, la prise d’antibiotiques et de certains médicaments, le manque d’exercices, le stress, les produits toxiques que l’on retrouve autant dans les produits alimentaires industriels que ceux dans l’environnement. 

Un microbiote perturbé crée de l’inflammation chronique dans le corps qui devient un terrain fertile pour les maladies mentales dont la dépression, la démence, l’Alzheimer et l’autisme. Cela devient également un terrain propice au développement du cancer, du diabète, de l’embonpoint ainsi que des problèmes cardio-vasculaires. 

Ces maladies, selon les dernières recherches scientifiques en neurologie et alimentation, seraient donc directement liées à une inflammation chronique suite à un mauvais microbiote intestinal provenant surtout de l’alimentation, de l’absorption entre autres de mauvais sucres, de mauvais gras, de trop de glucides dans nos assiettes au détriment de fruits et légumes frais, de bons gras et également d’un manque d’exercices. 

La consommation de  mauvais sucres et de  mauvais gras endommage donc notre microbiote intestinal. Et, de ce fait et par leurs liens neurologiques, endommagent également notre cerveau.

« Il me semble clair que la modification de notre alimentation, qui a eu lieu au cours du siècle dernier, est responsable de nombreuses pathologies modernes. En passant d’une alimentations riche en graisses et en fibres, et pauvre en glucides, à une alimentation pauvre en graisses et en fibres et riche en glucides, nous avons commencé à souffrir en parallèle de maladies chroniques liées au cerveau » L’intestin au secours de votre cerveau,Dr. David Perlmutter, chapitre VIII, p. 252

 

Le problème avec le corps est que ce dernier pour se protéger contre les produits toxiques alimentaires et  environnementales vas se mettre en mode défensif «  je ne sens plus rien » ! Et ainsi, malgré un microbiote endommagé et une perméabilité intestinale on ne se sent pas mal en point. Le corps peut vivre ainsi pendant plusieurs années sans que le processus de la maladie s’enclenche en lui. 

 

Et pourtant le corps ne vas pas bien !

Souvent nous relions la fatigue, le manque de sommeil, ou la dépression à un incident de la vie qui nous stresse ou encore  à la vieillesse. Notre premier réflex sera de le nier, ou et même de le banaliser. Si les malaises s’aggravent ou persistent une visite chez notre médecin sera donc nécessaire. Malheureusement,  ce dernier trop souvent s’empressera de nous prescrire une médication pour soulager nos symptômes.

Ainsi, au lieu de traiter le mal à sa racine on y ajoute une couche de plus de  produits toxiques qui vont avec le temps empirer les dommages déjà présents dans notre corps. 

Heureusement, il existe bien d’autres façons de soulager ou de prévenir ces différents symptômes que celui par la prise de médicaments ou d’antibiotiques. 

Medicaments

Les solutions

Comment garder un microbiote en santé et ainsi vieillir sainement ? 

Il existe des solutions. Il n’est jamais trop tard. Le corps est intelligent et il nous donne cette voie de guérison si on en respecte certaines conditions. 

Voici les plus importantes:

Revoyez votre alimentation. Diminuez la consommation de produits alimentaires industriels qui sont pleins de mauvais gras, de mauvais sucres, qui sont pauvres en fibres et dont la provenance vous est inconnus. 

Poules verger

Mangez frais le plus possible c’est-à-dire des fruits et légumes locaux provenant de fermes écoresponsables dont les produits ont grandi dans un sol exempt de pesticides et de produits toxiques. Préférez les produits certifiés biologiques, enfin le plus possible. 

Mangez de bons gras! De la bonne huile d’olive biologique, du l’huile de coco, du beurre et non pas de la margarine, des aliments tels que l’avocat, les noix, les poissons sauvages, les algues qui sont riches en oméga 3 ainsi que les jaunes d’oeufs non cuit provenant de poules pondeuses nourries à l’herbe et libre dans les champs. 

« Lorsque vous faites frire des aliments à la poêle, vous pouvez utiliser du beurre, de l’huile d’olive vierge extra ou de l’huile de coco d’origine biologique. Évitez de recourir aux huiles transformées et vendues en pulvérisateur, sauf s’il s’agit d’huile d’olive biologique. » L’Intestin au secours du cerveau, Dr. David Perlmutter, Chapitre X, p.297

lacto fermentation

Ajoutez à votre alimentation des produits fermentés. La choucroute, le Kimchi, le yogourt, le kéfir, le kombucha, l’eau de kéfir de fruits, en fait tous les produits qui proviennent de la fermentation et qui sont riches en probiotiques.

Ceveau humain

« Le microbiome humain est composé de milliers d’espèces bactériennes dont certaines, essentielles, ont été identifiées et étudiées en profondeur chez l’homme…j’ai limité mes recommandation aux 5 espèces probiotiques les plus facilement disponible : Lactobacillus plantarum, Lactobacillus acidophilus, Lactobacillus brevis, Bifidobacterium lactis et Bifidobacterium longum, celles-ci sont les meilleures pour la santé du cerveau et permettent de fortifier le revêtement intestinal et réduire sa perméabilité; de réduire le LPS, une molécule inflammatoire potentiellement dangereuse lorsqu’elle se trouve dans la circulation sanguine; d’augmenter le BDFN, l’hormone de croissance du cerveau; de maintenir un équilibre général, afin d’ éviter les colonies bactériennes potentiellement nocives. » L’Intestin au secours du cerveau, Dr. David Perlmutter, Chapitre IX, p. 281-282

Diminuez les protéines, surtout celle provenant de la viande industrielle. Choisissez de la viande d’animaux de pâturages nourris aux champs sans produits transformés et intoxiqués au chimique. La viande biologique ou provenant d’animaux sauvages. Mangez-en moins mais mangez-en de la bonne! 

Augmentez dans vos assiettes vos portions de légumes verts frais et sans cuissons que vous accompagnez d’huile d’olive, d’ail, de jus de citron frais au lieu de ces condiments à base de vinaigre blanc et d’huiles qui perturbent votre microbiote. 

Diminuer votre consommation de glucides, c’est-à-dire le pain industriel, les farineux, les pâtes, les céréales. Ce sont des produits qui consommés en trop grande quantité abîment votre flore intestinale, la rendant perméable à la toxicité de votre sang et de votre lymphe. Ce sont des produits qui collent à vos parois intestinales et qui causent beaucoup de problèmes de santé avec le temps. 

legumes frais

» Les régimes pauvres en glucides sont bien trop souvent associés à une consommation importante de viande et d’autres sources de protéines. À l’inverse, le plat idéal du protocole protecteur du cerveau est une portion raisonnable de légumes ( les deux tiers de votre assiette ) et 80 à 100 g de protéines. La viande et les produits animaux doivent être un plat d’accompagnement, et non le plat principal. » L’intestin au secours du cerveau, Dr. David Perlmutter, Nourrir votre microbiome, chapitre VIII, p. 257

Buvez de l’eau filtrée car le chlore endommage le microbiote. Le chlore ainsi que les métaux lourds que l’on retrouve dans l’eau de nos villes industrialisées. 

Évitez les antibiotiques le plus possible. Les médicaments également. Sans vouloir banaliser votre prise de médicaments qui parfois est nécessaire pour votre bien-être je vous invite à revoir votre alimentation et votre hygiène de vie avant de vous précipiter chez un professionnel de la santé. Parfois le corps nous donnes déjà la voix de la guérison, il s’agit de l’écouter et de faire confiance à votre intuition en entamant des pas vers votre bien-être par tous ces conseils que le Dr David Perlmutter nous dicte dans son livre L’intestin au secours du cerveau.  

Pratiquez le jeûne intermittent, ou le jeûne saisonnier. Le jeûne permet à votre corps de se reposer de la digestion d’aliments tout en permettant à votre corps de se nettoyer en profondeur. 

» L’un des mécanismes essentiels de l’organisme est sa capacité à convertir la graisse en carburant vital durant les périodes de jeûne. Nous sommes capables de transformer la graisse en molécules spécialisées appelées »cétones » ; et une cétone en particulier – l’acide bêta-hydroxybutyrique (bêta-HBA) – est un carburant d’excellente qualité pour le cerveau. C’est un exemple convaincant des avantages du jeûne intermittent….Les chercheurs ont montré que le bêta-HBA, obtenu simplement en ajoutant de l’huile de noix de coco à l’alimentation, améliore les fonctions antioxydantes, augemente le nombre de mitochondries et stimule la croissance de novuelles cellules dans le cerveau. Or, vous savez que tout ce qui favorise la santé et la prolifération des mitochondries est bénéfique pour la santé du cerveau. Ces organites font partie de notre microbiome, ne l’oubliez pas. » L’intestin au secours du cerveau, Dr. David Perlmutter,  Nourrir votre microbiome, Chapitre VIII, p. 269

exercices physique

Faites de l’exercice. Le microbiote aime l’exercice. Marchez, courez, dansez, mais bougez! Le corps n’est pas fait pour demeurer sédentaire, il a besoin de s’aérer les neurones en bougeant au moins 30 minutes intenses par jour. À vous de voir ce que vous pouvez faire pour bouger plus! Mais de grâce, bougez! 

meditation

Le stress est un grand facteur de perturbation du microbiote intestinal. Si vous vivez une situation stressante dans votre vie il existe des façons pour alléger le fardeau de ce dernier sur votre corps et votre esprit. La méditation, le yoga, le massage, l’acupuncture, l’écriture d’un journal intime, la pratique d’une forme d’art tel que la musique, la peinture ou le dessin peuvent vous aider à soulager votre stress. L’exercice physique bien sur, une bonne alimentation, mais aussi les bonnes fréquentations. Il est important dans la vie de choisir ses relations car, les relations toxiques sont souvent un grand facteur de stress. Travailler sa pensée, ses croyances limitantes qui vous empêchent de vous épanouir est aussi des solutions pour diminuer le stress dans votre vie.

Journal Intime
bonheur

L’important est de prendre soin de vous, de votre corps afin que votre corps vous accompagne de façon optimale tout le long de votre vie!