Je me présente, je suis Aline Valade, une grande passionnée de l’alimentation, la cuisine et la santé! 

Ici, je vous trace une petite biographie de ma vie afin que vous sachiez qui je suis, et comment en suis-je arrivée à m’intéressée à l’alimentation.

Et même temps vous apprendrez d’autres choses sur moi, dont le métier de costumière que j’ai pratiqué pendant plus de trente années ainsi que mes différentes passions dans la vie!

Bonne lecture et merci de prendre le temps de me lire.

ENFANCE

Je suis née à Lachine à Montréal le 15 février 1959 au sein d’une famille ouvrière. Mon père était ferblantier couvreur et ma mère cuisinière. Je suis la cinquième d’une famille de six enfants. J’ai trois frères et deux soeurs. Lorsque j’ai eu 4 ans mes parents ont aménagé dans le quartier Saint-Henri à Montréal et c’est là que j’ai grandi. J’ai fait mes trois premières années d’études primaires à l’école Saint-Élizabeth du Portugal, de 1964 à 1966 et mes trois dernières années d’études primaires à l’école Charlevoix, de 1967 à 1969. J’ai fait ma première année d’ études secondaires à l’école Sainte-Clothilde en 1970, ma deuxième année d’études secondaires à l’école Ludger Duvernay, en 1971 et  j’ai complété mes trois dernières années d’ études secondaires  à la Polyvalente Saint-Henri à l’âge de 15 ans en 1974. 

J’ai eu mon premier travail en cuisine à l’âge de 9 ans. Je travaillais chez les Soeurs de Saint-Élizabeth du Portugal. Chaque soir après l’école je me rendais à la cuisine du couvent des Soeurs y rejoindre Soeur Jeannette qui m’apprenait les bases de la cuisine. J’apprenais entre autres à préparer les légumes pour le souper et le diner du lendemain. J’apprenais à faire de la purée de pommes de terre,  à faire différentes sauces d’accompagnement pour les plats, à faire de la sauce blanche, du blanc mange, du pouding au riz, du pouding au tapioca. J’apprenais également l’hygiène, l’importance d’avoir les mains propres dans une cuisine, de bien nettoyer notre planche de travail, de garder l’endroit propre et bien sur de bien laver la vaisselle. Soeur Jeannette était très exigeante sur la propreté des pôelons! Si en passant son doigt au fond d’un poêlon ce dernier devenait gras  elle me faisait recommencer jusqu’à ce que son doigt passé dans le fond du poêlon demeure propre.  Je passais un bon trois heures à la cuisine chaque soir de la semaine. J’y cuisinais, j’y soupais et j’y faisais la vaisselle! J’ai adoré vivre cette première expérience de travail chez les religieuses de mon quartier. 

CARRIÈRE PROFESSIONNELLE EN TANT QUE COSTUMIÈRE

Je poursuis mes études en Arts et Lettres au CEGEP Saint-Laurent de Montréal de 1983 à 1985. J’y fais des études entre autres en littérature et en cinéma. Durant mes études je crée mon propre costumier à la maison dans lequel je crée et je loue des costumes pour le grand public. Je nomme mon costumier BOO!  Pour mes créations je m’inspire de l’histoire du costume, de la mode, ainsi que des tissus que je déniches dans plusieurs lieux de Montréal. En plus de créer mes propres modèles je crée des accessoires tel que chapeaux, souliers et perruques. J’en viens a posséder plus de 200 costumes. Même des gens de la Ville de Québec viennent chez moi pour louer. Rêvant de travailler dans le milieux proffessionelle je décide d’aller cogner a la porte de la troupe de théâtre Création Etc. située dans l’édifice RCA Victor dans le quartier Saint-Henri, un album photo de mes costumes sous le bras. Je suis engagé! C’est ainsi que commence mon expérience de travail dans le milieu de la scène en tant que costumière

Je débute avec cette troupe de théâtre et je participe entre autres à un festival de théâtre International qui a lieu à l’ été 1989 dans les hangars du Vieux-Port de Montréal. Par la suite, en 1990,  je suis engagée en tant que préposée à la garde-robe et en tant que costumière sur les productions de fin d’année des étudiants à l’ École Nationale de Théâtre du Canada. Durant ces quatre années je débute également des contrats de productions en tant que costumière en vidéo et en court-métrage pour différentes maisons de production et je travaille entre autres avec les réalisateurs Éric Canuel, (Château de sable du chanteur Paul Piché)  et Jean-Marc Vallée.   Devenue pigiste, je suis engagé par la maison de production Trinôme Inter en tant qu’assistante aux accessoires pour la série télévisée Frippe et Pouille. Par la suite on m’engage comme costumière effets spéciaux sur la série télévisée Shlack! Une série qui a marqué la jeunesse de l’époque et qui fut gagnante de prix Gémeaux pour meilleure émission jeunesse de culture populaire. 

En 1994 je vais vivre à Québec et je travaille pour le costumier La Belle Époque ainsi que pour le réseau de télévision TQS. Je deviens entre autres styliste pour le comédien Bernard Fortin sur la série télévisée Habitaction. Et, c’est à Québec que je débute une formation en animation au CEGEP de Limoilou. Je travaille comme animatrice pour le réseau de télévision communautaire de la Côte de Beaupré et j’y réalise et j’y anime une série télévisée sur l’alimentation, Les Gourmandises de Charlotte. Je suis également engagée en tant qu’animatrice d’atelier de bricolage pour Les Productions du Petit Macadam, la Ville de Québec ainsi que la Bibliothèque Gabrielle Roy

En 1999, je retourne à Montréal  et j’ouvre un atelier de fabrication de costumes dans l’ édifice RCA Victor situé dans le quartier Saint-Henri à Montréal. Je travaille entre autres comme costumière pour l’entreprise de designs ornementaux et d’illumination de Noel Artéfact. Et en 2004 je suis engagée par le Cirque du Soleil. J’y travaille en tant que costumière sur différents spectacles dont Dralion, Varekai, Zumanity, Ka, Corteo

En 2007 je quitte définitivement le monde du spectacle de scène bien décidé a créé ma propre entreprise sur le web

MON AMOUR POUR LA CUISINE

Du plus loin que je me souvienne j’ai toujours aimer cuisiner. Un jour, n’en pouvant plus de demander à ma mère si je pouvais a mon tour cuisiner un gâteau, je décida donc pendant qu’elle fut au cinéma avec mon père d’en cuisiner un. Lorsqu’elle revenas du cinéma je lui fis goûter ce gâteau. Quel fut sa surprise lorsque je lui annonca que j’étais celle qui l’avait préparé, et tout ça seule comme une grande fille de 8 ans. À partir de ce jour je devins la complice favorite de ma mère en cuisine. Je me souviens certains soir elle et moi s’amusions a fouiller dans des livres de recettes ou des magazines afin de trouver de nouvelles recettes pour la famille. Je n’avais qu’à lui dire: Maman j’aimerais cuisiner cela et cette dernière me procurais tout les ingrédients pour que je puisse mettre mes mains à la pâte. Il m’est même arrivée de préparer tout un repas de mets chinois pour la famille, avec en plus les rouleaux chinois fait maison! L’été, toute la famille allions vivre à la maison de campagne située au Lac Guindon à Sainte-Anne-des-Lacs dans les Laurentides. C’était des soirées de rassemblement entre voisins, amies et famille où le rire, la joie et les jeux de sociétés et de cartes étaient de mises. Et bien sur la bouffe. J’adorais cuisiner pour tout ces gens! J’impressionais mes tantes et les amies de mes parents, ces derniers trouvant que je me débrouillais bien en cuisine pour une si jeune adolescente. C’est ainsi que j’ai continué toute ma vie à m’intéresser à la cuisine en lisant différents livres de cuisine ou encore en découvrant différents chefs cuisiniers par le biais de la télévision. Je devins vite fasciné par la diversité culturelle et culinaire des différents pays du monde entier. Entre autres le Japon avec ses sushis, l’Inde avec ses épices uniques et savoureuses, l‘Italie avec ses sauces Bolognaises, la Méditerrané avec ses huiles d’Olive, la France avec sa cuisine gastronomique, etc. Si je n’ai jamais beaucoup voyagé dans ma vie et bien je peux affirmer aujourd’hui que j’ai voyagé dans ces différents pays au travers l’Art culinaire en lisant sur leur culture culinaire mais également en cuisinant moi-même plusieurs de leurs plats. Et, jusqu’à ce jour je continue non seulement de m’intéresser à découvrir de nouvelles façons de cuisiner, de découvrir d’autres chefs, ou encore de lire sur la cuisine et l’alimentation  mais je continue toujours à essayer d’améliorer mes techniques et mes saveurs en cuisinant différents plats. La cuisine est une grande passion chez moi et je crois qu’elle le sera toujours.  Dans un autre article je vous parlerai de mes différentes expériences professionnelles en cuisine. 

 

MA PASSION POUR L’ALIMENTATION

J’ai fait mes premiers pas en alimentation vers l’âge de 15 ans alors que je discutais sur le sujet avec une amie qui me fit connaître les légumineuses. Jusqu’à ce jour et même si je m’intéressais aux différentes cultures culinaire des autres pays je n’étais pas tellement familière avec elles. Provenant d’une famille où la cuisine traditionnelle Québécoise était la principale façon de s’alimenter j’avais peu entendu parler des légumineuses ou encore de céréales autres que l’avoine et le riz.  Bien que chez moi on nous servait de la soupe aux pois, ou encore des beans, fèves au lard si vous aimez mieux,  le mot légumineuse ne faisait pas partie de notre langage culinaire.  

Un autre fait qui m’a ouvert l’esprit avec le  lien qui existe entre ce que l’on mange et ses effets sur le bon fonctionnement du corps humain  fut mes problèmes de constipation.  Dès l’arrivée de mes règles en tant que jeune fille j’ai commencé à souffrir de constipation.  Je perdais de plus en plus  la fonction naturelle du corps humain d’évacuer ses celles sans que je comprenne pourquoi et sans savoir comment soigner ce problème. Car, disons-le, la constipation n’est vraiment pas agréable à vivre et cause beaucoup de problèmes au corps humain. Donc, après différents essaie pour aider mes intestins à reprendre leur fonction naturelle et sans véritable succès je me suis donc dirigé vers un centre hospitalier, l’hôpital Général pour Enfants, située à l’époque près de la rue Atwater à Montréal.  Le jeune médecin  m’a alors conseillé de guérir de ce malaise en mangeant chaque matin des pruneaux et des céréales au son.  Ainsi, je venais de franchir une autre prise de conscience entre l’aliment et ses effets sur le bon fonctionnement du corps humain. Oui, j’ai dès ce jour réussit à régler ce fâcheux problème grâce à ce médecin.  

C’est ainsi que je me suis mise à me questionner sur l’alimentation et à vraiment m’intéresser à ce sujet.  Depuis, en 45 années de lectures, de recherches, d’expérimentations au sein de plusieurs philosophies alimentaires ma vision de l’alimentation c’est non seulement élargie mais aussi approfondie. Cela demeure pour moi un sujet aussi palpitant et fascinant surtout avec les changements de paradigmes que vis notre société actuelle qui est en constante évolution ainsi que la recherche scientifique qui ne cesse de nous impressionner avec ses avancées scientifiques sur le corps humain. Aujourd’hui nous avons la chance de vivre dans un monde où il nous est possible de choisir une alimentation saine et variée afin de garder notre corps en santé , et ce le plus longtemps possible. 

 

 

MES EXPÉRIENCES PROFESSIONNELLES EN CUISINE

Ma première expérience professionnelle en cuisine fut à l’été 1984 lors de mes études collégiales.  Cet emploi consistait à préparer des confitures pour de grands hôtels de Montréal ainsi que plusieurs restaurants et boutiques cadeaux.  L’entreprise pour laquelle je travaillais se nommait: Les confitures de chez Dora.  Dans cette cuisine, où j’étais la seule employée,  j’ai appris toutes les étapes de la fabrication de confitures et de gelées pour une clientèle cible soient les grands hôtels, les restaurants et les boutiques cadeaux. Cela allait de la cueillette des fruits dans les arbres,  peler les fruits pour en faire soit des confitures soit des gelées,  cuire ces derniers  avec la bonne quantité de sucre et de fruits, mettre la confiture ou la gelée dans des pots de différentes tailles  que je finalisais d’une étiquette et d’un morceau de tissu pour faire plus jolie. 

Par la suite,  j’ai travaillé pour Végécuisine, une entreprise de fabrication de mets végétariens prêts-à-manger pour différentes épiceries de produits naturels. À cette époque,  Suzanne Poirier de chez Végécuisine, était une pionière dans ce genre de service. En travaillant pour Suzanne Poirier j’ai non seulement découvert la cuisine végétarienne mais également comment là préparer. Je cuisinais entre autres du végépaté, du humus, du tempeh que l’on fabriquait nous-mêmes, des muffins sans oeufs, sucrés au jus d’herbe de blé, de la salade taboulé, des sandwichs de pain pita aux oignons caramélisés au tahini, etc. J’étais fasciné non seulement par la préparation de cette cuisine mais également par tout le travail que nous devions faire pour emballer les commandes provenant de plusieurs magasins d’alimentation naturelle de Montréal dont entre autres Rachel Berry et Tau! D’ailleurs, au début de son entreprise Végécuisine avait pignon sur rue dans un local à Pointe-Claire qui ouvrait que les fins de semaine. En fait Suzanne partageait le même local que Dora, la dame pour laquelle j’avais travaillé durant l’été à préparer des confitures. Donc, quelques mois plus tard Végécuisine à déménager dans les locaux de Rachel Berry, celui-ci situé au coin de Rachel et Berry. J’étais vraiment contente de tout ça car cela me faisait moins loin à voyager pour aller travailler puisque je demeurais à Montréal à cette époque. Par contre, avant le déménagement je voyageais du quartier Saint Henri à Pointe Claire à bicyclette! Je prenais une heure pour me rendre et une heure pour revenir. J’avais à cette époque une bicyclette Peugeot rouge d’homme! ET je longeais la piste cyclable du canal Lachine, pour ensuite traversée Dorval en longeant le lac Saint-Louis et enfin entrer dans Pointe Claire pour me diriger vers les locaux de chez Dora et Suzanne. Cela me tenait en forme! J ai travaillé pour Suzanne pendant deux bonnes années. Lorsque nous avons emménagé chez Rachel Berry, Suzanne a ouvert un comptoir de service pour les clients à même l’épicerie. Alors, en plus de préparer les commandes pour les différentes épiceries, je préparais les mets pour le comptoir de service et je servais les clients lorsque ces derniers se présentaient. 

Suite à mon travail chez Végécuisine j’ai travaillé pour l’Entre-Miche, restaurant traiteur située sur la rue Sainte-Catherine Est à Montréal coin Fulum, juste en face de Télé-Québec. Robert de l’Entre-Miche servait le diner tous les jours de la semaine comprenant deux choix de menus dont une soupe, une salade, un repas principal avec dessert.  La plupart de nos clients étaient les gens qui provenaient  du réseau de télévision de Télé-Québec. L’équipe de Passe-Partout, de Télé Service, de Parler pour parler, etc. Chaque jour et dès le matin je devais monter les couverts de tables pour le diner. Ensuite, je devais préparer la salade. Et, quand les gens arrivaient je devais aller prendre les commandes, une fois les commandes faites aller leur porter. Leur servir leurs boissons, leur dessert et leur café et ensuite faire la caisse. Si des gens venaient manger au comptoir je devais soit leur servir le menu du jour ou soit leur préparer le sandwich de leur choix. Après le diner je travaillais sur les commandes pour le service de traiteur. Là j’ai appris à monter des plats pour les différents buffets commandés. J’ai aussi appris à faire des Pissaladières, des bagels au saumon fumé, des rouleaux vietnamiens, etc. Il arrivait aussi que nous soyons engagées pour faire le service lors de soirées spéciales, des événements, etc. Lors de mon embauche à l‘Entre-Miche il m’arrivait régulièrement d’aider le chef cuisinier à préparer les assiettes pour l’émission de Jeanette Bertrand, Parler pour parler. Et chaque semaine, avant l’enregistrement de l’émission Jeannette Bertrand venait manger avec toute son équipe au restaurant. Je me souviens de l’admiration que je ressentais envers cette femme, que j’ai revue beaucoup plus tard dans ma vie, pour le merveilleux travail qu’elle faisait pour nous les Québécois à Télé-Québec! J’ai également déjà servi un sandwich à Passe Carreaux et Passe Montagne, les personnages de l’émission pour enfants la plus populaire de l’époque, je parle ici de Passe-Partout, ou encore à notre grand René Simard qui était accompagné de sa femme et de son frère Régis. Je n’aurais jamais pensé à ce moment-là que plus tard dans ma vie je me retrouverais à mon tour sur un plateau de tournage de télévision en tant que costumière! La vie à de ses mystères!

Par la suite, et plusieurs années plus tard,  je décide d’aller vivre une expérience de cuisine dans la magnifique région de Charlevoix, pour  le restaurant les Douceurs Belges. Je deviens cuisinière en chef. Je travaille toute la journée et dès le matin, en préparant et servant le déjeuner aux clients je prépare les bouillons pour la cuisson des moules. Ensuite, je prépare les pommes de terre pour les frites. J’ai appris à préparer les moules et à travailler sous pression. Je sortais de cette journée vraiment épuisée. Je ne m’assoyais jamais. Je n’avais pas le temps de m’asseoir puisque j’étais la seule qui cuisinait! Et chaque midi le restaurant était plein. Par contre, le soir lorsque mon horaire de travail était terminé je pouvais me diriger avec ma bicyclette près du fleuve Saint-Laurent, m’asseoir sur une roche et décompresser tout en admirant le magnifique paysage qui se déroulait devant mes yeux émerveillés! Cette pause après le travail sur le bord du fleuve Saint-Laurent valait son pesant d’or pour me régénérer. J’ai adoré mon expérience dans ces lieux magnifiques qu’est la belle région de Charlevoix. Surtout que j’habitais à la Malbaie et que je louais une petite caravane en bois, qui était située au-dessus de la rivière Fraser! Je profitais durant cet été-là d’enfourcher ma bicyclette les fins de semaine et d’aller explorer les montagnes et les routes de la région. J’ai appris cet été-là à monter des côtes à bicyclette, ce que je n’avais jamais fait auparavant. ET j’ai aussi vécu le trip des descentes.

Après Charlevoix, j’ai emménagé à Québec. Au bout de quatre années à Québec, n’ayant plus de contrat comme costumière, animatrice et pigiste je me suis trouvé encore une fois un travail d’été en cuisine. J’ai travaillé au café de l’ascenseur du Faubourg. J’y servais des soupes asiatiques soit au boeuf, soit au poulet ou soit au tofu mariné dans le gingembre.

Je suis revenue de Québec en septembre 1999. J’ai emménagé dans un logement du quartier Saint-Henri situé sur la rue Saint-Antoine Ouest dans le quartier de mon enfance. Même si à ce moment-là j’avais décidé d’ouvrir un atelier de fabrication de costumes dans la bâtisse de RCA Victor sur la rue Lenoir je devais réussir à gagner de l’argent. Alors, j’ai commencé à travailler à temps partiel pour différentes maisons de transition pour ex détenus dans le quartier Saint-Henri en remplacement des cuisinières. J’ai fait ça pendant quatre années tout en continuant mon travail de créatrice de costumes. Ce travail me donnait une expérience de cuisine très différente des autres en ce sens que j’étais en chef de la cuisine d’une institution fédérale et que je devais moi même décider du menu et des ingrédients à acheter. J’avais un budget fixe et j’étais libre de servir ce que je voulais. Je préparais le diner pour les employées et les souper pour les détenus. Le souper était en fait le diner que je mettais dans des assiettes et que je couvrais de pellicule plastique pour le souper des détenus qui revenaient de leur travail. Je devais également m’assurer de remplir les frigos pour les fins de semaine avec des collations et des fruits et des plats déjà préparés. J’ai adoré cette expérience de cuisine parce que j’étais seule aux commandes. Les ex détenus ont adoré ma cuisine, certains me disaient même que si j’ouvrais un restaurant je deviendrais riche. Faire un menu de semaine était nouveau pour moi. Je n’avais jamais fait cela auparavant! J’ai travaillé en tout pour deux maisons. D’ailleurs je n’oublierais jamais le matin du 11 septembre 2001, lors de l’incident des tours à New York, car ce matin-là je travaillais à une des deux maisons de transition, celle situé sur la rue Saint Jacques Ouest! J’étais certaine que la fin du monde était arrivée.  J’ai quitté ces deux emploies de cuisinières parce que je venais d’être embauchée comme costumière pour le Cirque du Soleil à Montréal. À ce moment là nous sommes en 2002!

Mon parcours culinaire s’est continué par la suite par mes propres expériences en cuisine, c’est-à-dire que j’ai continué à apprendre par moi-même en lisant des livres de recettes, en regardant des séries télés sur la cuisine dont Master Chef Australia, ou encore Gordon Remsay, ou en regardant le poste de télé culinaire Zeste. Également en me procurant des magazines de foodies, en naviguant sur internet et en lisant des livres sur l’alimentation. J’ai exploité la cuisines Italienne comme jamais, la cuisine Indienne et Mexicaine! La cuisine Japonaise et ses sushis. Les mets plus traditionnels également. J’adore cuisiner! C’est vraiment une passion chez moi et c’est pour cette raison que j’ai décidé de faire de cette passion un blogue dans lequel je partage mes visions non seulement de l’alimentation et la cuisine mais également de l’agriculture, la ferme, la santé, le corps, etc. Tout pour moi est relié. Bien manger ne suffit pas de savoir cuisiner! Il faut aussi connaître les produits, leur provenance, leur qualité! Il faut également connaître les besoins du corps et prendre soin de soi

j’ai omis de dire que j’ai également suivi plusieurs ateliers de cuisine avec des experts en cuisine végétarienne et cuisine vivante. Dans les années 80 et plus tard en 2016 à l’Académie de cuisine vivante de chez Crudessence. Je me suis inscrite à cette académie en prenant toutes les cours qu’ils offraient! J’ai appris entre autres à cuisiner avec un déshydrateur, à approfondir mes connaissances au niveau de la cuisine sans cuissons, et à préparer des repas en tenant compte de la loi des cinq saveurs, c’est-à-dire qu’un mets doit comporter une dose de salé, de sucré, d’amer, d’épicé et d’acide. Je ne maîtrise pas encore cette formule du mélange des saveurs mais ça viendra avec le temps et la pratique

 

 

LA SÉRIE TÉLÉVISÉ LES GOURMANDISES DE CHARLOTTE

En 1996, lorsque je vivais dans la ville de Québec, je voulais animer, ou encore réaliser des séries télévisées pour la télévision. J’avais la tête pleine d’idées et je voulais absolument passer de l’arrière caméra en tant que costumière au-devant de la caméra en tant qu’animatrice ou réalisatrice. Grande ambition qui m’a permis d’accéder à un programme de communicatrice télé pour la télévision communautaire de la Côte de Beaupré. C’est donc ainsi que j’ai commencé une expérience de studio de télévision et de production au coeur de la belle et riche région du Québec, la Côte de Beaupré. Pour ceux et celles qui ne sont pas familières avec cette région sachez que c’est la première rue de Québec, le Chemin du Roy, et que vous y trouvez encore aujourd’hui des maisons ancestrales en pierres de style Canadiennes. ET, à l’horizon de  cette magnifique rue ancestrale se longe le fleuve Saint Laurent qui nous envoie en plein visage la beauté de la belle Ils d’Orléans. Sans parler des envolées des oies qui sont d’une beauté hallucinante à observer, et qui nous rappellent un de nos plus grands peintres Québécois, et je parle ici de Riopelle. J’entrais donc en formation de six mois pour la télé communautaire de la Côte de Beaupré en tant que Communicatrice de demain. Tout commence par des exercices de studio pour nous former à la technique de base. Éclairage, prise de son, micro, talk-show, entrevu, etc. Je fais des entrevues sur l’art avec des organismes artistiques de la région. Je crée un personnage de cinéma, une grande actrice qui vient à québec présenté un film dans lequel elle paraît et qui apparaît dans un talk-show. Une expérience vraiment hallucinante. Plus tard nous devons réaliser une série télévisée et on me demande d’en réaliser une sur la cuisine. Omg! Moi qui voulais en faire une sur l’Art, les artistes de la région. Je me plie à la demande de la direction et je crée la série télévisée Les Gourmandises de Charlotte. Attachez vos tuques car à ce moment-là je crée un concept télé qui n’existe sur aucune chaîne télé jusqu’à ce jour. Autant en télé américaine que Canadienne. Vraiment! 

Comme beaucoup d’années ont passé depuis la réalisation de cette série télévisée je peux maintenant vous partager en toute humilité ce concept que j’avais moi-même réalisé à l’époque.  Dans le groupe des communicateurs de demain nous étions une vingtaine de participants.  Ils ont formé quatre équipes et chacune des équipes devait réaliser et produire une série télévisée de 11 émissions. Notre équipe était composée de trois participants dont moi. J’oublie le nom exact de mes coéquipiers mais ce dont je me souviens est que Michel avait eu une formation en montage télé avec Avid et que Steve de son coté venait de suivre une formation pour devenir caméraman. De mon coté j’avais acquis plusieurs années de travail en tant que costumière sur plusieurs productions déjà. Et un autre point que je voudrais souligner ici est que nous étions non seulement la plus petite équipe du groupe mais nous ne possédions pas d’auto. Pourquoi je vous donnes tous ces détails? Parce que en fait nous avons été la seule équipe à créer dix émissions  malgré le fait que nous étions trois et que nous n’avions pas d’auto pour se déplacer. 

Le concept de la série était de la rendre vivante le plus possible et ainsi de créer avec le spectateur un profond sentiment d’appartenance avec les agriculteurs de la région et les gens qui y habitent.  Chaque émission tournait autour d’un ingrédient choisi que l’on retrouvait dans la région. Par exemple les fraises,  les bleuets, le poireau, les fines herbes, etc.  En plus de produire et de réaliser j’animais l’émission sous le nom d’un personnage sympathique et drôle qui était Charlotte. Comme je suis costumière et bien je crée mon propre look! Une salopette fait à partir d’un tissu patchwork dans des couleurs pastel de rose, de bleu, de vert, que je porte avec des t-shirts de couleur, rose, jaune, bleu! Je porte une casquette et des bottines en tissus beiges. Je peigne mes longs cheveux en deux longues tresses tirées vers l’avant!  L‘introduction de chaque émission est annoncé avec des images de bouffes prise dans des magazines sous une musique traditionnelle du Québec en lien avec le therme de l’émission.  Ensuite on voit Charlotte dans un lieu extérieur qui annonce l’ingrédient qui sera présenté et cuisiné, ainsi que  notre invité,  le cultivateur dans le lieu où ce dernier cultive l’ingrédient mis en vedette. 

Une fois le cultivateur présenté, avec humour, on se dirige vers la cuisine et on suggère une recette au spectateur. Les scènes de cuisine sont tournées dans une maison ancestrale au pied du Mont Saint-Anne chez des cultivateurs de produits biologiques qui ont gentiment accepté de nous laisser tourner nos images chez eux. Les parties cuisines de l’émission sont tournées devant un ancien  âtre datant de 1750! Le chef cuisinier qui nous montre comment cuisiner est un chef de la région, j’oublie malheureusement son nom. Pendant que nous cuisinons une diététicienne nous parle des bienfaits santé de l’aliment sur notre corps, ou encore nous voyons Charlotte au marché demander aux passants comment ils apprêtent l’aliment, quelle recette utilisent-ils. Après avoir présenté la recette nous changeons de pièce. Charlotte est assise dans une salle à manger avec un invité spécial de la région qui a su se démarquer par ses actions et qui vient goûter à notre plat cuisiner plus tôt tout en nous parlant de son implication dans la région. À la table se trouve également une historienne, Marie, qui nous parle de l’histoire de l’ingrédient, comment ce dernier est venue à notre table, ici en Amérique

Pour la table j’avais demandé à un marchand d’ustensiles de cuisine de la région s’il acceptait de me laisser prendre de ses ustensiles de cuisine pour monter ma table en échange de son nom dans le générique de l’émission. Comme cette émission était présentée au travers tout le réseau de la télévision communautaire du Québec il a accepté. J’avais donc accès à de la vaisselle, des napperons, des verres, des nappes, des objets de décorations de table gratuitement pour mon émission! Wow! C’était magnifique! Ainsi, je changeais l’apparence de la table pour chaque émission. De plus, je présentais lors de l’émission un livre de recettes, et j’offrais également un service de courrier pour les spectateurs qui aimeraient recevoir les recettes de l’émission, le tout signé de la main de Charlotte

En 1996, personne n’avait encore créé un tel concept d’émission télé, surtout dans les émissions de cuisine! On n’avait jamais vu les cultivateurs, jamais été sur leur terre à leur rencontre. On n’avait encore jamais interviewé des gens de la rue à savoir quel était leur recette favorite. On n’avait encore jamais utilisé la musique traditionnelle du Québec en introduction pour une série télé. Et une diététicienne, une historienne et une personne spéciale de la région autour d’une table pleine de belles vaisselles, on n’avait jamais vu ça! C’était une première fois! Je venais de créer un concept télévisuel nouveau qui allait devenir plus tard un concept utilisé par plusieurs. Par contre je n’ai jamais reçu d’honneur vis-à-vis ma réalisation, ma production et ma créativité. Je suis passé dans l’ombre de mes pairs comme si je n’avais jamais existé. Cela ma d’ailleurs causé beaucoup de peine et de souffrance venant de mon milieu professionnel. Avais-je l’énergie pour me défendre à ce moment-là? Non, et je n’y aie même jamais pensé. Je l’ai eu longtemps sur le coeur mais aujourd’hui je garde un bon souvenir de cette période car je suis vraiment fière d’avoir réalisé un si beau concept télé que plusieurs ont utilisé par la suite.

 

MES AUTRES PASSIONS

En dehors de la cuisine j’ai beaucoup d’autres passions. Laissez-moi vous en partager quelques- unes. 

Dès mon enfance j’ai démontré un fort intérêt pour le dessin, la fait main, la lecture et tout ce qui touche l’Art! Mon plus grand rêve de vie était de devenir pianiste de concert. Je talonnais mes parents afin que ces derniers puissent me permettre de suivre des cours de piano. Malheureusement, ils n’ont pas eu la chance de m’en procurer. C’est pourquoi, dès mon premier emploi d’été, en 1974, à l’hôtel le Chanteclerc à St-Adèle dans les Laurentides, je me suis procuré un piano droit avec mes économies et c’est ainsi qu’en lisant les petites annonces du journal  la Presse j’ai trouvé un professeur de piano, Jean Louis Roy, qui donnait des leçons de piano chez lui dans le quartier de Notre-Dame-de-Grâce à Montréal au coût de dix dollars l’heure. Je débutais  donc mon aventure dans l’apprentissage du piano! Même si je n’ai pas réalisé ce rêve d’enfant, de devenir une pianiste de concert, j’ai toujours continué de jouer du piano et ce jusqu’à ce jour! Je joue pour mon plaisir, actuellement j’étudie le piano jazz avec un professeur privé, j’adore le jazz et ses standards

J’ai une grande passion pour la peinture et le dessin. Toute ma vie j’ai dessiné. Pendant plus de vingt ans j’ai pratiqué au travers d’ateliers divers le dessin de modèle vivant. J’ai pratiqué avec plusieurs médiums tels que le fusain,  le crayon de plomb, le pastel sec et à l’huile, l’acrylique et l’encre. Ces ateliers me procuraient un bien énorme. J’adorais passer trois heures dans un local avec d’autres passionnées du dessin du corps humain sous fond d’une musique classique à observer, dessiner et peindre le modèle.  J’ai aussi peint plusieurs toiles pendant quelques années, à l‘huile, à la gouache et à l’acrylique. J’adore peindre même si depuis quelques années je n’ai pas touché à mes pinceaux et mes tubes de peinture. À 50 ans je suis retournée aux études à l’Université du Québec à Montréal  à temps plein en Arts Visuels et Médiatiques afin d’y compléter un baccalauréat.   

J’ai également une grande passion pour la photographie. Je prends des photos depuis plus de 45 ans. Enfant, j’aimais prendre des photos de famille! Et, adolescente j’utilisais les caméras de mon père pour prendre des photos. Je n’ai jamais cessé depuis. Je ne suis pas une photographe reconnue car je le fais pour mon plaisir. J’ai à mon actif des milliers de photos. Lors de mes cours à l’UQAM j’ai fait beaucoup de développement en chambre noire. J’ai adoré ça! Toute la créativité que la pellicule et le laboratoire photo me permettent d’exploiter me fascine beaucoup encore aujourd’hui. J’ai eu quelques contrats photos en 2016 et 2017 pour quelques organismes. ET j’aime bien photographier des événements artistiques pour le plaisir. Un jour j’aimerais bien exposer une partie de mes photos dans une galerie mais d’ici là je compte me créer un blogue dans lequel j’y mettrais une partie de mes photos

J’ai également une grande passion pour la lecture, je suis folle des livres! J’ai des tonnes de livres chez moi sur tous les sujets possibles. Je les dévore!  

J’aime également tout ce qui touche aux travaux manuels tels que la couture, le tricot. le crochet, le découpage de papier. Suite à mon blogue sur l’alimentation je prévois de créer un blogue sur les travaux manuels et offrir des formations web sur le sujet

J’aime aussi les chats! Je les adore! Je vis avec deux chats, Compagnon et Roméo! J’ai déjà fait du sauvetage de chats pendant des années. 

Je rêve de vivre dans un écovillage un jour! Voyager en Europe, aller à la rencontre de l’Italie, du Portugal, de l’Allemagne, la France et la Suède. Je rêve de faire des roads-trips en Westfalia ou en Wolkswagen!  Je rêve de construire ma propre maison écoresponsable et autonome! ET plus encore….

Merci d’avoir pris le temps de me lire. J’espère qu’en lisant cette petite biographie cela vous à aider à mieux me connaître et que cela vous donneras le désir de me lire davantage dans tout ce que j’aspire et je désire vous partager

Merci de faire partie de ma communauté. J’en suis profondément reconnaissante

Si vous avez des commentaires à formuler ne vous gênez surtout pas de me les faire parvenir en vous inscrivant à mon infolettre ou en allant sur ma page Facebook À S’en Lécher les Babines. IL me fera énormément plaisir de vous lire et de vous répondre dans les plus brefs délais

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